Eugène Vermersch

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Eugène Vermersch (1845 – 1878), poeta e giornalista francese.

Les Hommes du jour[modifica]

  • M.me Desbordes-Valmore. Una decima musa che ha messo in rima elegie che fanno ridere e racconti spiritosi che fanno piangere. Negli ospedali si potrebbe sostituire il cloroformio con le opere di M.me Desbordes-Valmore, che verrebbero passate tre volte sotto il naso dei feriti da amputare.
Une dixième muse qui a rimé des élégies qui font rire et des contes badin qui font pleurer. Dans les hôpitaux on pourrait remplacer le chlôroforme par les œvres, que l'on passerait trois fois sous le nez des blessés à amputer. (p. 15)
  • J. Barbey d'Aurevilly. «Lo stile è l'uomo.»
    Il Sig. Barbey d'Aurevilly si stringe la vita in un corsetto, si tinge i capelli e i baffi, e passeggia, naso al vento, la caviglia tesa, il pugno sinistro fieramente tenuto sull'anca, fancendo mulinelli con un bastone.
    «Lo stile è l'uomo.»
J. Barbey d'Aurevilly «Le style, c'est l'homme.»
M. Barbey d'Aurevilly se serre la taille dans un corset, se teint les cheveux et les moustaches, et se promène, le nez au vent, le jarret tendu, le poing gauche fièrement campé sur la hanche, en faisant des moulinets avec un stick:
«Le style, c'est l'homme.» (p. 16)
  • Sainte-Beuve. Piccolo, gonfio, ingiallito e accademico.
    Critico, da molti anni, al Constitutionel.
    Ha pubblicato versi che non mancano di poesia. Si è rimproverato a Sainte-Beuve, e a ragione, la sua prolissità e la sua monotonia; e tuttavia i suoi articoli sono ben fatti, ben scritti, ma ci si annoia di questa musica sempre carezzevole.
    Sainte Beuve non si emoziona; professa – come San Paolo – che bisogna essere virtuosi sobriamente; a che scopo i grandi entusiasmi vigorosi e i divini ardori per il bene? È necessaria la virtù, non troppa ne serve, dice la canzone, abbiatene dunque solo la dose necessaria per essere senatore e accademico, aggiunge Sainte-Beuve.

    Un cacciatore che ritornava a mani vuote scorge un contadino sdraiato al margine di uno stagno in cui nuotavano una ventina di rane domestiche.
    Cinque franchi per te gli dice, se vuoi lasciarmi sparare sulle anatre.
    E sia, risponde il contadino.
    Il cacciatore tira e abbatte tre anatre.
    Vuoi ricominciare, dice?
    Di nuovo.
    Questa volta uccide due anatre.
    Il gioco si ripete due volte ancora. Il contadino, sempre sdraiato aveva ricevuto venti franchi; il cacciatore, che aveva ucciso undici anatre, gli dice allora:
    Continuerei volentieri, ma non te ne resterebbero più.
    –Oh, risponde il contadino, per me è lo stesso, non sono mie. Il Sig. Sainte-Beuve somiglia a quel contadino; è uno dei più amabili egoisti di Parigi, uno di quelli di cui Chamfort, credo, ha dettoche brucerebbero la vostra casa per farsi cuocere un uovo.
Petit, bouffi, jauni et académicien.
Critique depuis longues années au Constitutionnel.
A publié des vers qui ne manquent pas de poésie. On a reproché a Sainte-Beuve, et avec raison, sa prolixité et sa monotonie; et pourtant ses articles sont bien faits, bien écrits, mais on se fatigue de cette mousique toujours caressante.
Sainte-Beuve ne s'émeut pas; il professe — comme Saint Paul — qu'il faut être vertueux sobrement; à quoi bon les grands enthousiasmes vaillants et les divines ardeurs pour le bien?
Faut de la vertu, pas trop n'en faut, dit la chanson, n'en ayez donc que la dose nécessaire pour être sénateur et académicien, ajoute Sainte-Beuve.

Un chasseur qui revenait
bredouille aperçoit un paysan couché au bord d'une mare où nageaient une vingtaine de canards domestiques.
– Cinq francs pour toi, lui dit il, si tu veux me laisser tirer dans les canards.
– Soit, répond le paysan.
Le chasseur tire et abat trois canards.
Veux tu recommencer? dit-il?
Tout de même.
Cette fois il tue deux canards.
Le jeu se répète deux fois encore. Le paysan, toujours couché avait reçu vingt francs; le chausseur, qui avai tué onze canards, lui dit alors:
Je continuerais bien, mais il ne t'en resterait plus.
–Oh, répond le paysan, ça m'est égal, ils ne sont pas à moi.
M. Sainte-Beuve ressemble à ce paysan; c'est un des plus aimables égoïstes de Paris, un de ceux dont Chamfort, je crois, a dit
qu'ils bruleraient votre maison pour se faire cuire un œuf. (p. 38)
  • Charles Dickens. Un delizioso narratore inglese, che dipinge gli interni di famiglia con la verità di Teniers-le-Vieux e il tocco fine e delicato di Charles Nodier. Oh, che mirabili medaglioni questi ritratti di Scrooge, di Bob Cratchit e di Mrs Peerybingle! Come si avverte sotto il romanziere l'uomo onesto! E come nell'uomo onesto si sente il poeta, quando un folle, in punto di morte, grida (le Tocsin[1], cap. XVI)

    Presto sapremo cosa rende così fulgide le stelle!

Charles Dickens. Un délicieux conteur anglais, qui peint les intérieurs de famille avec la verité de Teniers-le-Vieux et avec la touche fine et délicate de Charles Nodier. Oh les admirables médaillons que ces portraits de Scrooge, de Bob Cratchit et de Mrs Peerybingle! Comme sous le romancier on sent l'honnête homme! Et comme dans l'honnête homme on entend le poëte, alors qu'un fou, au moment de mourir (le Tocsin, ch. XVI), écrie:

Nous allons bientôt savoir ce qui rend les étoiles si brillantes!

  • Viscontessa de Renneville. Il Barnum in gonne della pubblicità.
    È Madame la viscontessa di Renneville, – di cui non dico il vero nome per riguardo verso suo marito –, che distribuisce la gloria un tanto al rigo agli inventori di polveri di riso ed altre, ai Cristoforo Colombo degli irrigatori, ai fabbricanti provvidenziali di latte antiefelico, di denti artificiali in avorio, di corsetti, di finte trecce, di pessari. Il diavolo mi porti! ecco un'opera davvero bella, Madame, e c'è proprio di che esser fiera; vi preferisco Madame Eugenia Niboyet, con la sua banca filantropica.
Vicomtesse de Renneville. Le Barnum en jupons de la réclame.
C'est Mme la vicomtesse de Renneville, – dont je ne dis pas le vrai nom par respect pour son mari –, qui distribue la gloire à tant la ligne aux inventeurs de poudres de riz et autres, aux Christophe Colomb de l'irrigateur, aux fabricants providentiels de lait antéphélique, d'osanores, de corsets, de fausses nattes et de pessaires. Le diable m'emporte! voilà une bien belle œuvre, Madame, et il y a bien de quoi être fière; je vous préfère encore Madame Eugénie Niboyet, avec sa banque philantrophique.
(pp. 48-49)
  • Bédollière. Redattore del Siècle.
    Uno dei bersagli di Veuillot.
    Merito letterario: possiede una bellissima collezione di pipe.
Bedollière.
Redacteur du
Siècle.
Une des cibles de Veuillot.
Mérite littéraire: possède une très-belle collection de pipes.
(p. 79)

Note[modifica]

  1. Barnaby Rudge. La parte storica di questo romanzo è il racconto delle sommosse e degli incendi di Londra nel 1790. La Revue Britannique ne pubblicò un estratto intitolato La Cloche du tocsin. Cfr. Revue britannique, Vol. III, p. 298

Bibliografia[modifica]

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